La terre inconnue peut être au coin de la rue

Paris 2008_mcdrecourt
Comme à chaque fois, je me suis jetée sur le nouveau volet de Rendez-vous en terre inconnue. Une émission qui allie voyages, découvertes de nouvelles cultures et émotions. A chaque nouvelle destination, les invités VIP de Frédéric Lopez sont marqués par le grand dénuement (de notre point de vue) dans le lequel vivent ces populations qui pourtant ont quasiment tout le temps le sourire aux lèvres.

Après une telle émission, la seule envie c’est de partir loin à son tour, rencontrer ces populations reculées, proches de la nature et de leurs animaux et qui recherchent l’harmonie au quotidien pour le bien de leur communauté. Mais faut-il aller au bout du monde, se perdre dans une contrée inconnue pour réfléchir sur nos valeurs, sur notre mode de vie et notre rapport à l’autre ?

Lors du reportage l’un des Raïkas (peuple nomade qui vit au Rajasthan) a tout résumé en une phrase : « On sourit à la vie pour qu’elle nous sourit ».
Il n’est pas nécessaire d’aller au bout du monde pour sourire, privilégier les rencontres, le partage, la découverte et la compréhension de l’autre. Parler avec ses proches et se soucier de leur bien-être, s’intéresser tout simplement aux personnes qui nous entourent ou trouver une association dans laquelle on a envie de s’investir, si l’on prend le temps il n’y a rien de compliqué à cela.

Comme l’expliquait Pierre Rabhi, philosophe, écrivain et pionner de l’agroécologie lors d’un séminaire en 2009 « la crise n’est pas financière mais humaine et spirituelle … Cette insécurité plutôt que d’en faire de la peur, faisons de la créativité ». Créativité, car dans l’échange on peut faire naître de nouveaux projets, découvrir de nouvelles compétences ou des intérêts communs et même trouver des solutions à certains problèmes.

Je suis convaincue que cette manière d’être ne peut avoir que des conséquences positives. Cela ne veut pas dire qu’en souriant et en parlant aux gens nous allons vivre dans le monde merveilleux des bisounours, mais partager ses expériences peut nous donner une énergie plus constructive et nous permettre de trouver de nouveaux modes de fonctionnement plus durables.

Car oui le développement durable ce n’est simplement le respect de l’environnement, le respect de l’humain en fait également partie. Alors avant de désespérer car notre vie ne nous permet pas d’aller rencontrer des tribus éloignées pour retrouver nos racines, rendez-vous au coin de la rue, il y a peut-être tout aussi intéressant juste à côté de soi !

Pour découvrir ce beau voyage au Rajasthan et revoir la dernière émission, rendez-vous sur le site de France 2

N’hésitez pas aussi à voir l’extrait de la conférence de Pierre Rabhi.

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